Archives de : Thomas CUTUIL

  1. Zone à Faibles Emissions : c’est parti !

    Dans la Métropole grenobloise, une large part des polluants atmosphériques proviennent du transport de marchandises. Son impact est évalué à 33% des particules fines PM10 et 48% des oxydes d’azote.

    Pour améliorer la qualité de l’air, et assurer à tous les métropolitains un seuil d’exposition inférieur aux normes légales, Grenoble et plusieurs communes, la Métropole grenobloise et le SMTC mettent en place une Zone à Faibles Emissions ce jeudi 2 mai.

    (suite…)

  2. Les écologistes seront toujours au rendez-vous de la lutte contre l’antisémitisme

    EELV Grenoble appelle à la plus large mobilisation contre l’antisémitisme. En 2018, selon le gouvernement, les actes à caractère antisémites ont en effet bondi de 74%.

    L’histoire du XXe siècle nous enseigne que la catastrophe survient toujours lorsque le sommeil des consciences l’emporte sur la vigilance et sur le vivre ensemble. Les récentes agressions et profanations qui frappent notre pays nous rappellent avec douleur que la lèpre antisémite n’est pas confinée dans les livres d’histoire.

    Nous appelons au sursaut de toutes et de tous : non, l’antisémitisme n’est pas uniquement le problème des juifs de notre pays, bien qu’ils  en soient la première victime. Comme tous les discours qui portent la haine et l’exclusion, il est une attaque directe aux promesses de liberté d’égalité et de Fraternité  que porte la République.

    A la liberté, il oppose l’assignation identitaire, la France du grand même.
    A l’égalité, il oppose la discrimination des cultures et la hiérarchie des communautés.
    A la Fraternité, il oppose la discorde, la violence et l’arbitraire.

    Face à ce poison, nous appelons à faire vivre toute la promesse Républicaine, celle qui, par la force de son humanisme, parvient à ériger une nation unie, plurielle, à partir d’une multitude de parcours et d’une diversité infinie de croyances.

    A Grenoble, RDV le mardi 19 février à 18h30 place de Verdun.
    Europe Ecologie Les Verts Grenoble
     

     

  3. Lancement des travaux de déboisement de l’A480 : EELV Grenoble soutient les opposants à l’élargissement, l’AREA doit patienter

     
     

    Hier matin ont eu lieu les premières coupes d’arbres au parc Vallier-Catane en vue de l’élargissement de l’A480.

    Alors que des procédures judiciaires contestant le projet sont en cours, l’AREA a délibérément décidé de lancer ces travaux. Comme à Roybon ou à Notre-Dame-des-Landes, détruire des arbres ou des zones humides sans attendre la fin des recours crée du ressentiment et est parfois à la source de création de ZAD.

    EELV Grenoble rappelle son opposition à l’élargissement de l’A480 et soutient donc l’action des militants qui se sont hier pacifiquement interposés face aux engins de chantier, et demande à l’Etat d’inciter l’AREA à prendre son mal en patience. Le recours en référé sera jugé dans les semaines qui viennent et donnera un premier regard sur la légalité de ce projet, qui doit être remis sur le métier: voie de covoiturage sur l’intégralité du parcours, 70km/h, pas d’élargissement de l’emprise, reboisement, digues, priorité au Rondeau…

    Europe Ecologie Les Verts Grenoble

     

  4. Réseau Chronovélo: une avancée majeure!

    réseau chronovélo
     « Pratiquer le vélo deviendra plus facile et sûr, dans le respect de tous les usagers de la rue : automobilistes, cyclistes et piétons. (…) Des « boulevards à vélos » seront mis en place, notamment sur les trajets Est-Ouest et Nord-Sud » était l’un des engagements de la liste « Une ville pour tous » en 2014.
     Dès 2015, un atelier regroupant des élus (majorité et opposition), des représentants des associations d’habitants, des citoyens tirés au sort, a fixé un premier schéma directeur des axes structurants vélo pour la Métropole.
     Ce sont les axes Chronovélo, qui permettent de relier de manière rapide et sûre les différentes zones densément peuplées du territoire.
    réseau chronovélo
     Après les premières expérimentations, les réalisations commencent début 2017 (la piste des Jeux Olympiques devenu Chronovelo 2) et se poursuivent depuis (Meylan, Presqu’Île, …). Bientôt, en lien avec le projet « Coeurs de Ville Coeurs de Métropole » l’axe Rey-Sembat-Liautey et le cours Lafontaine permettront de relier les axes en direction de Meylan, Presqu’Île, Saint-Egrève, Echirolles, …
     
     Sur le cours Lafontaine, où il y a quelques années les voitures passaient sur 2 voies à 50km/h, où actuellement une voie voiture est bordée de deux bandes cyclables non-protégées, quelques habitants prétendent que faire passer des vélos en site propre représenterait un danger (alors qu’ils circulent actuellement, dans les deux sens et sur la même largeur totale, sur des bandes cyclables non protégées des voitures) ! La présence de voitures au même endroit, à la même vitesse aujourd’hui, 10 fois plus lourdes qu’un vélo et le cycliste…ne les a jamais fait réagir.
     Et sous couvert de dénoncer un « manque de concertation », les unions de quartier de Grenoble veulent revenir sur ces réalisations en cours. Proposer d’autres scénarios. Et ainsi faire perdre des mois, des années avant la mise-à-disposition pour les cyclistes d’itinéraires structurants en site propre tant attendus, de ce réseau structurant pour l’ensemble des itinéraires cyclistes de la Métropole.
     
     Il est important d’être nombreux à la réunion organisée par le CLUQ à la Maison du Tourisme, le 4 décembre à 20h, pour demander la réalisation rapide de ce réseau Chronovélo. Nous avons tous à gagner à disposer d’axes structurants séparés des autres flux de circulation (piétons, voitures, TC).

  5. Au 17 novembre nous préférons le 8 décembre

    Au 17 novembre nous préférons le 8 décembre
    Un mouvement de protestation dont la cause principale est l’augmentation du prix de l’essence est annoncé cette semaine. Annoncé massif, il est relayé par la presse.

    Pour EELV Grenoble, ce mouvement se trompe de cible.
     Le prix de l’essence va connaître des fluctuations, peut baisser à nouveau, depuis des décennies les variations sont souvent rapides.
     Mais la tendance est à la hausse, de manière irréversible.  Et, pour le climat, c’est une bonne nouvelle. La Terre ne peut pas supporter un tel niveau de consommation en énergies fossiles émettrices de CO2.
     C’est la pauvreté, c’est la précarité qu’il faut combattre.
     C’est une société inégalitaire où des gens au chômage ou dans des emplois très précaires coexistent avec des gens très aisés et surchargés de travail qu’il faut faire évoluer. C’est le partage du travail, c’est le revenu universel qu’il faut envisager !
     La baisse du prix de l’essence, la baisse des taxes, ne changeront pas les problèmes de fond.
    Nous souhaitons dans cet article partager quelques éléments factuels, quelques chiffres, pour combattre les idées reçues :
     
     

    1) L’essence n’a jamais été aussi chère. Vraiment ?

    a) sur ces dernières années : 
     Les fluctuations du prix de l’essence sont rapides. Voici les prix INSEE moyens de ces 10 dernières années pour 1l de Sans plomb 95 sur les premiers semestres : 
    Prix de l'essence ces dernières années
     Pour le moment, les prix moyens sont encore (légèrement) plus bas qu’en 2012-2013.
    b) sur les dernières décennies.
     Comparer des prix en francs, en euros, avec l’inflation, n’est pas facile, mais on peut comparer le nombre de litres d’essence que l’on peut acheter avec une heure de travail au SMIC.
    Nombre de litres d'essences pouvant être achetés avec une heure de SMIC

    Nombre de litres d’essences pouvant être achetés avec une heure de SMIC

     Contrairement à une croyance répandue, un salarié au SMIC peut acheter deux fois plus d’essence aujourd’hui pour 1h de travail qu’avant les deux chocs pétroliers…et 1.5 fois plus que juste après ceux-ci.
     Depuis près de 30 ans, le nombre de litre varie entre 5.8 et 6.6 par heure de SMIC.

     

    2) Automobile, mobilité, revenus :

     Mathieu Chassignet a compilé et présenté de manières élégantes quelques chiffres instructifs, à partir d’enquêtes INSEE : https://twitter.com/M_Chassignet/status/1060157394846711808
     Citons quelques faits marquants :
    • l’éloignement domicile-travail augmente avec la richesse :
    D’environ 8km pour des revenus annuels inférieurs à 12000€, il augmente régulièrement pour dépasser les 16km au dessus de 36000€ annuels.
    éloignement domicile-travail en fonction du revenu
    • les moins riches utilisent moins la voiture :
    Part modale en fonction du revenu
     La part modale voiture de moins de 50% pour revenus annuels entre 0 et 12000€, de plus de 70% au delà de 36000€
     Et c’est pour les faibles revenus entre 9600€ et 12000€ pour lesquels la part modale du vélo est la plus importante !
     Et c’est pour les encore plus faibles revenus, inférieurs à 9600€, que la part modale des TC est la plus importante.
    •  les moins riches sont les moins mobiles :
    Mobilité en fonction du revenu
     sur l’ensemble des déplacements (pas seulement travail) la distance moyenne parcourue par semaine est de l’ordre de 100km sous 12000€/an, 200km au delà de 36000€.
    • le même effet se remarque quand on compte le nombre de voitures par foyer, le nombre de kilomètres total parcouru en voiture par foyer (2 fois plus élevés pour les plus aisés que pour les plus pauvres). 
     Et 40% des moins aisés ne sont pas motorisés, contre seulement 10% des plus aisés.
     Quand on favorise la voiture, on néglige 40% de la population qui a le plus besoin d’aide de la part de la collectivité.
     A Grenoble, dans la Métropole, c’est en améliorant les transports en commun que l’on pourra réduire les inégalités devant les déplacements.
    3) Mais j’ai BESOIN de ma voiture pour aller travailler !
     Oui, c’est le cas, et ce sera toujours le cas, pour un petit nombre de personnes. Horaires décalés, nombreux enfants ou personnes à mobilités réduite, zones très peu denses…
     Mais est-ce bien raisonnable que près des deux-tiers des déplacements quotidiens de moins de 3 kilomètres soient effectués en voiture ? La marche, la trotinette, le vélo sont parfaitement adaptés à ces distances, ne produisent pas de gaz à effet de serre, ne polluent pas… Plus de détail dans cet article de Libération.
    Part modale et distance domicile-travail

     

     

    4) Et si le problème, depuis le premier choc pétrolier, avait été de laisser les gens devenir de plus en plus dépendants à la voiture ?

     Olivier Razemon dans un article récent de son blog, rappelle que la dépendance à la voiture a fortement augmenté. Les pouvoirs publics ont construit des routes, des rocades, des parkings ; ont encouragé les déplacements lointains, la vie à la campagne et le travail à la ville ; ont favorisé l’implantation en périphérie des villes des zones industrielles, de zones commerciales, peu ou mal desservie par les transports en commun, peu accessibles à pied ou à vélo. 
     Ce sont les conséquences de cette logique suicidaire que notre société paie aujourd’hui.
    •  Que faire ?
    Nous soutenons la taxation carbone et le rééquilibrage entre les carburants (diesel/essence). Ce n’est qu’en touchant au portefeuille qu’on changera les comportements. Tout comme pour le prix du tabac, la désintoxication aux carburants fossiles (le moteur à bio-gaz est un moteur à explosion qui émet du CO2) passe par l’augmentation de leur prix. Ce sont les principales sources d’émission des gaz à effet de serre, mais aussi contributeurs important des pics de pollution aux particules fines responsable de la mort de 500000 morts par an en Europe, d’une centaine à Grenoble.
    Une fausse taxe écolo : bien que nous soyons d’accord avec cette taxation carbone, nous n’approuvons ni le label écologique que s’autoattribue le gouvernement, ni l’usage fait des recettes.
     Car seule une partie de ces recettes (autour de 20%) concourt au financement de la transition énergétique, le solde allant au budget général pour compenser les baisses de recettes liées à la suppression de l’ISF, ou à la continuation du CICE…
    Des mesures concrètes, rapides à mettre en œuvre sont nécessaires pour permettre aux citoyens toujours dependants de leur automobile de continuer à s’en servir. Mais le gouvernement doit passer la surmultipliée sur les solutions à proposer aux citoyens en utilisant les recettes ainsi dégagées : investissement dans le rail, dans les transports en commun – et non dans l’élargissement d’une autoroute -, baisse de la fiscalité sur les alternatives à l’autosolisme (TVA transport, prime à l’achat de véhicules propres, conversion des voitures classique au GPL, hybridation, covoiturage).
    Des manifestations pour une vraie demande de progrès écologiques : 
     le 23/11, en réponse au « Black Friday », initiative commerciale poussant à la consommation avant même le mois de décembre…participez au Climate Friday, à 17h Place Félix Poulat à Grenoble.
      Le 8 décembre, une nouvelle Marche pour le Climat sera organisée à Grenoble.

     

  6. Cantines: Grenoble récompensée par le prix des Cantines Rebelles

    Cantines bio : Quand parler de transition, rime avec le quotidien des bambins

    Manger bio et / ou local est un élément central pour Europe-Ecologie-les-Verts, attachée au principe de souveraineté alimentaire et de commerce équitable au nord comme au sud, à la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique, causés pour partie par des modes de production intensifs. Pollution et réchauffement climatique induisent en retour des effets sur la production et l’alimentation : sols moins fertiles, baisse de production, maladies, pollution de l’eau, menaces sur les ressources.

     Dans nos sociétés où l’industrie agroalimentaire a pris une part prépondérante, on a tendance à oublier qu’à l’origine de nos repas se trouvent bien des agriculteurs. 
    L’alimentation est un domaine vital, qui dépend du marché économique mondial, des politiques agricoles au niveau international, européen, national. Les villes ont un rôle à jouer puisqu’elles gèrent la restauration collective, passent des commandes publiques, soutiennent des filières (agricole, agroalimentaire), sensibilisent les citoyens.
     A Grenoble, c’est un axe fort, marqueur important dès 2014. Le 7 novembre, la Ville a obtenu la palme d’or du « prix de la cantine rebelle » remis par l’association « Un plus bio », composé de personnalités du monde de l’alimentation et de l’agriculture biologique. 

     
     Ce prix récompense Grenoble pour ses réalisations dans le domaine. Obtenir le premier prix dans la catégorie « Grandes Villes » n’est pas anodin pour nous : au-delà des discours, il s’agit d’agir, de montrer que cela est possible et c’est ce qui se passe à Grenoble.
     
    Grenoble c’est déjà :
    • Cantines scolaires
    • 50% de composantes bio et/ou locales
    • 1 à 2 recettes végétarienne par semaine 
    • Grâce à une tarification solidaire, 20% des élèves déjeunent pour moins de 70 centimes
    • Protocole :
    • boissons 100% bio et locales et aliments 80% bio
    • réduction de 50% des déchets/gaspillage
    • Self municipal :
    • 30% du budget alimentaire du self municipal pour produits bio et/ou locaux
    • 2 tonnes (>10%) de légumes frais sont produits dans les serres municipales
    • Crèches : 
    • 5 crèches sont livrées à vélo en produits bio et locaux
    • Solidarités :
    • coopération avec les cantines avec Ouagadougou
    • participation des enfants à la distribution des Paniers solidaires
     
     A l’heure où l’urgence n’est plus au discours mais à l’action, ce prix est la reconnaissance qu’il est possible de transformer ses pratiques, de bien se nourrir et que toutes et tous puissent y accéder et en premier lieu les enfants.
     
     Bien manger, n’est pas un privilège c’est un droit, et toute collectivité doit y répondre. A Grenoble, à Lille, à Grande-Synthe c’est le cas, faisons que ces actions soient étendues sur tout le territoire. Et prolongeons-les encore à Grenoble dans les années qui viennent !
     
     

     

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