Suppression de la TempoVélo des quais : sans concertation, contre la santé, contre l’environnement

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Le 2 novembre matin, premier lundi du nouveau confinement, Grenoble Alpes Métropole a supprimé la TempoVélo de la rive gauche des quais de Grenoble. Il aura donc suffit moins d’un mois à Sylvain Laval, nouveau président du SMMAG et vice président à la voirie et aux mobilités douces de Grenoble Alpes Métropole, pour révéler son vrai visage, loin des interviews rassurantes de ces dernières semaines où il insistait sur la nécessité de travailler « ensemble » et de garder le cap de la politique ambitieuse de la mandature précédente.

Le premier acte mobilité du mandat a donc été d’accorder plus d’espace public aux voitures en supprimant l’aménagement cyclable deux voies qui reliait la place Hubert Dubedout au pont de la Chartreuse mis en place pour fluidifier le trafic en pleine épidémie de COVID-19. En effet, malgré une circulation automobile qui a toujours été dense, cette TempoVélo avait permis l’augmentation de la pratique cyclable sur les quais et la diminution de la circulation automobile, avec un trafic moyen journalier de plusieurs centaines de vélos, hors périodes de vacances scolaires. Une circulation automobile qui est responsable d’une part importante de la pollution de l’air dont sont victimes les Grenoblois et les Grenobloises. Cet aménagement avait en outre permis de sécuriser l’itinéraire vélo et de faire baisser la présence de cyclistes sur les trottoirs de cet axe, comportement dangereux pour les piétons. Enfin, cette voie permettait l’accès des services d’urgence au CHU, même en cas de congestion automobile. Cela ne sera désormais plus possible.
Ce désengagement des sujets sanitaire et sécurité des usagers est navrante pour EELV Grenoble, particulièrement dans la situation sanitaire dramatique que le département se prépare à affronter.

Si cette piste et plus globalement les 18 kms de TempoVélo installés dans la métropole ont été mis en place d’une façon temporaire pour accompagner la stratégie de déconfinement, la présence du COVID-19 les rend toujours nécessaires. Le taux d’incidence en Isère est très élevé et continue d’augmenter et le confinement allégé actuellement en place rend les trajets domicile-travail et domicile-école encore nombreux. Le vélo est un mode de transport sanitairement sûr en alternative des transports en commun pour limiter le report modal vers la voiture.
EELV Grenoble s’afflige du peu de volonté de la Métropole de maintenir une utilisation des mobilités douces pendant cette période de crise sanitaire.

Enfin, alors qu’un projet politique ambitieux en matière de vélo a récolté 53 % des suffrages à Grenoble le 28 juin 2020 et que les élu.es de cette ville ont manifesté plusieurs fois leur volonté de conserver cette piste aux élus de la Métropole en charge de ces questions, la décision a un fort goût de déni démocratique et de refus de souveraineté. C’est là un nouveau reniement pour Christophe Ferrari et Sylvain Laval qui avaient affiché leur volonté de laisser les villes décider de leurs aménagements.
EELV Grenoble demande donc que soit respecté la volonté des Grenobloises et des Grenoblois : le maintien de cette TempoVélo.