Retour sur le conseil municipal du 26 janvier 2015

La première chose à retenir de ce conseil municipal est qu’il s’est terminé à une heure presque raisonnable. Des délibérations importantes ont meme trouvé graĉe aux yeux de certains groupes d’opposition. Simple accalmie hivernale ou retour à une attitude plus constructive de la part des oppositions? L’avenir nous le dira.
Sur le fond même du conseil, plusieurs dossiers d’importance ont été examinés:
le vote d’un plan d’action pour une logistique durable avec un volet de mesures visant à mieux intégrer les 77000 mouvements journaliers générés par la livraison et l’enlevement de marchandises. Ce plan conçu en relation étroite avec la métro s’attaque à tous les aspects du problème (circulation, stationnement…) et a pour objectif d’améliorer l’efficacité de la desserte tout en réduisant l’importante pollution athmosphérique associée.
– le lancement de la démarche pour l’élaboration du nouveau plan municipal de santé 2016-2020. Ce plan se veut la continuation de celui adopté en 2011, dont plusieurs objectifs n’ont pu etre atteints. Il se distingue cependant par une nouvelle méthode plus participative.
la rénovation du stade de football du village olympique, ainsi que de la piste d’athlétisme attenant. Un des premiers engagements d’Eric Piolle comme maire sera tenu avec l’installation d’ici l’été 2015 d’un nouveau revétement synthétique, offrant des conditions optimales de pratique pour les clubs amateurs et les habitants.
– alors que des habitants s’inquiétaient de la dégradation ininterrompue du batiment Allibert rue Esmonin, la municipalité a annoncé travailler à une démolition dans un futur proche. Une décision qui a un coût non négligeable (750000€) mais aurait du être déjà prise depuis longtemps. 
Mais le gros morceau du soir était le débat d’orientation budgétaire. Après une présentation générale par le maire et une plus technique par Hakim Sabri, adjoint aux finances, le débat a pu avoir lieu durant plus de deux heures. Sans vouloir/pouvoir rentrer dans tous les détails, plusieurs points méritent d’etre soulignés : 
– le maintien de la subvention au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est un message fort adressé aux Grenoblois. Le CCAS devra malheureusement déplorer des baisses conséquentes de ses autres contributeurs (Conseil général de l’Isère et Etat), qui n’ont pas le meme sens des priorités.
– la priorité au secteur scolaire est réaffirmée, au delà de la seule construction d’une école sur le secteur 1; plus de 4M€ serviront à l’augmentation des capacités d’accueil, qui n’avait pas été bien anticipées par la municipalité précédente. 
– en raison de la baisse importante des dotations de l’état (entre 5 et 6 millions d’euros en 2015), des efforts importants ont du être faits, notamment sur les subventions aux associations en baisse de 8%. Un travail est en cours pour en limiter les impacts.
– la masse salariale devra etre stabilisée après une fort dérive observée depuis 2011 (+15M€/12% depuis 2011).
Des voix se sont élevées dans l’opposition pour dénoncer ces orientations, c’est normal et c’est leur role. Sans revenir en détails là dessus (on en parle déjà -> voir ci dessous), on ne peut que les inciter à avancer des pistes pour un budget alternatif intégrant tous les paramètres. Il est trop simple d’isoler une ligne (souvent la même : la réduction des recettes dues au contrat Decaux) pour ignorer la philosophie globale du budget. A coté de cette perte de recettes (entre 150k€ ou 600k€, suivant les sources), il y a aussi des économies dont on peut douter qu’elles auraient été effectives avec une autre équipe municipale (baisse des indemnités des élus, division par deux du budget de communication, baisse du nombre de voitures de fonction des adjoints de 25 à 5, retour en gestion municipale du palais des sports…). Ce n’est qu’à l’aune de cette globalité qu’un réel débat budgétaire pourra s’installer. Prochain épisode : le vote du budget le 23 février.
Deux temps forts de ce débat à revivre en vidéo:
  • Vidéo de présentation du maire et de l’adjoint aux finances

  • Conclusion du débat par Laurence Comparat au nom du groupe RCGE, suivie d’une précision bienvenue de la première adjointe au parcours éducatif et à la tranquilité publique.

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