Des chercheurs grenoblois au cœur du 5e rapport du GIEC!

 

 

Des chercheurs grenoblois au cœur du 5e rapport du GIEC !

Recherche publique = recherche de l’intérêt général.

Vendredi 27 septembre 2013, le GIEC a officiellement rendu public la première partie de son 5ème rapport. Prix Nobel de la Paix en 2007, cet organisme international, qui rassemble des scientifiques parmi les plus éminents de la planète, confirme à nouveau la responsabilité de l’activité humaine dans le dérèglement climatique : « Il n’y a aucun doute qu’un réchauffement climatique est actuellement en cours et que de nombreux changements actuels des derniers millénaires sont sans précédent. […] L’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre causée par l’Homme, mène à l’accumulation d’énergie observée dans le système climatique ». Le GIEC qualifie le lien entre les activités humaines et la hausse des températures « d’extrêmement probable », soit une probabilité de 95%.


Les impacts attendus sont alarmants. Selon le GIEC, l’augmentation de la température moyenne du globe pourrait aller jusqu’à + 4,8°C avant 2100. Le niveau des océans pourrait s’élever de près d’un mètre. Toutefois, il est encore temps d’agir : le scenario le plus sobre indique qu’il est encore possible de limiter le réchauffement global en dessous de 2°C à la fin du siècle…à condition bien sûr d’engager dès à présent nos sociétés sur le chemin de la transformation écologique !

Les mots ne suffisent plus, et les actions et les efforts à fournir sont connus. Les États dont les taux d’émission de CO2 par personne dépassent les seuils critiques (Etats-Unis, Union Européenne, etc.) doivent rapidement engager leur transition énergétique.

Deux chercheurs grenoblois ont contribué au rapport du GIEC : Gerhard Krinner, spécialiste de la modélisation du climat polaire et des projections climatiques, et Dominique Raynaud, spécialiste des carottes de glace.

A travers ces deux ambassadeurs de l’intérêt général, c’est toute une communauté de chercheurs qui a travaillé à produire ces conclusions du GIEC, notamment au sein de deux laboratoires grenoblois, rattachés à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG) : le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement (LGGE UJF/CNRS) et le Laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement (LTHE-CNRS/UJF/IRD/Grenoble INP).

A l’heure où la recherche publique voit trop souvent ses crédits rognés au profit de la recherche à visée commerciale, les travaux de ces chercheurs font honneur à notre ville, Grenoble. Ils nous rappellent l’ardente utilité d’une recherche scientifique publique, débarrassée de la contrainte des lobbies et de la rentabilité économique à court terme.

Europe Ecologie Les Verts – Grenoble soutient la recherche publique et remercie tous ces ambassadeurs de l’intérêt général, qui nous indiquent la marche à suivre pour dépasser les crises qui fragilisent notre société. Les retombées de la recherche publique sont précieuses pour le bien être des générations présentes et futures.

Enzo Lesourt,

Porte-Parole EELV Grenoble

 

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