Grenoble Factory : du rire à l’indignation

Depuis un mois, ce projet de communication colossal de la majorité municipale s’affiche partout à Grenoble : exposition place Victor Hugo, panneaux publicitaires 4×3, bannières sur les sites web locaux, page Facebook, etc.

Aucun grenoblois n’est dupe de l’intention réelle de Grenoble Factory : déguiser en exposition citoyenne une campagne de valorisation massive des projets de la majorité gauche-droite de Michel Destot.

Parce que la supercherie éventée invite toujours à l’humour et à la dérision, au moins pendant un temps, EELV Grenoble s’associe au rire des grenobloisES et vous prie donc de trouver ci-joint deux illustrations répondant aux affiches de Grenoble Factory.

Mais ce sourire laisse rapidement place à l’indignation : que l’équipe municipale sortante fasse le choix de se ridiculiser publiquement relève de son entière responsabilité, mais qu’à cette fin elle utilise massivement l’argent public, celui des grenoblois, excède le ridicule pour virer au scandale. Les élus écologistes ont notamment expliqué (1) pourquoi légalement, à 1 jour près, cette campagne risquait de devoir être prise en charge par la future liste socialiste aux élections municipales de mars 2014. Dans une affaire similaire (2) Jean-Paul Huchon a vu son compte de campagne des régionales 2010 être rejeté et, finalement repêché par un Conseil d’Etat clément (3), a senti passer de près le vent du boulet de l’inéligibilité.

Est-ce que Michel Destot serait victime des fréquentes dérives observées chez tous les élus qui ont trop cumulé ?

Grenoble Factory

Grenoble Factory

Rappelons qu’il totalise 70 ans de mandats cumulés : 25 ans député, 18 ans maire, 12 ans conseiller municipal, 10 ans conseiller général, 5 ans conseiller communautaire ! Limitons les mandats dès 2014 … cela n’empêchera personne de multiplier les justes combats, comme nous le rappelle régulièrement Raymond Avrillier !

Pour Europe Ecologie les Verts de Grenoble,

Enzo LESOURT, porte-parole

 

3 http://www.liberation.fr/politiques/01012306101-jean-paul-huchon-risque-l-ineligibilite

 

Grenoble Factory : quelques précisions

Depuis un mois, un important projet de communication de la majorité municipale s’affiche partout  au centre-ville de Grenoble avec deux lieux d’exposition mais aussi sur différents supports web sous forme de bannières publicitaires, page Facebook et un site web dédié (http://www.grenoblefactory.fr). Ce vaste dispositif  met en lumière « la ville qui fabrique son histoire » et se veut basé sur l’interactivité. Mais de quelle « histoire » s’agit-il ?

L’opération est réalisée en vue de présenter des grenoblois diversifiés et de leur donner la parole sur ce qu’ils retiennent ou aiment de Grenoble et en y sur-titrant « Cette personne fait Grenoble ». Elle est aussi le support à des tchats comme celui sur l’aménagement de Grenoble avec l’adjoint à l’urbanisme. A rebours de ces mises en scène, l’actualité grenobloise montre qu’en matière de projets urbains ces derniers sont loin d’être consensuels.

De fait, la majorité municipale s’intéresse plus à la forme qu’au fond. Les élus écologistes dénoncent depuis longtemps ces opérations marketing ayant pour seul but de promouvoir l’action politique de la majorité municipale. Ce recours quasi systématique à la communication tout azimut sur des grands projets fort couteux et sans lendemain (candidature JO, jeux de neige, projet de rocade ETC) est le produit fatigué du manque d’imagination et de solution pour Grenoble de la majorité actuelle sur ce mandat.

Les écologistes grenoblois qui ont participé activement « à faire l’histoire de la ville » ont combattu la corruption, les conflits d’intérêts, les mauvaises gestions, les projets inadaptés, et se sont battus pour les services publics de qualité, … EELV Grenoble appelle à changer d’ère (et d’air) en imaginant ensemble la ville durable du 21e siècle : on a tous à y gagner !

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