Une politique commerciale ambitieuse

Dans la réalité, c’est les grandes surfaces qui ne cessent de s’agrandir et les commerces de proximité et la zone commerciale du centre ville qui sont en crise. Il ne sert donc à rien de vouloir rassurer les commerçants quand les représentants du PS et de l’UMP votent au sein de la commission départementale d’équipement commercial (CDEC) pour l’extension ou la création de grandes surfaces. Seuls les représentants des écologistes et des consommateurs votent contre.
Les cas concrets se multiplient : extension de Carrefour Meylan, création d’un Auchan 2 fois plus grand que Carrefour à St Nazaire….
Il est urgent de stopper l’extension des hypermarchés pour enfin privilégier les commerces accessibles à pied ou en transport en commun. Cela d’autant plus qu’il est faux de croire que les consommateurs font des économies dans les grandes surfaces : toutes les études réalisées par les associations de consommateurs montrent qu’en faisant ses courses au marché, dans les commerces de proximité et dans une « supérette » on dépense moins et mieux qu’en grande surface.

Pour les écologistes, une politique de relance commerciale passe par :

– une politique d’accessibilité renforcée et imaginative : la meilleure solution est de prendre exemple sur ce qui marche dans d’autres villes : subventions aux associations de portage des courses à domicile, mise à disposition de vélo « caddies », transports en commun gratuits sur preuve d’achat… Cela passe aussi par un politique intelligente du « dernier kilomètre de livraison » qui doit concilier les nécessitées commerciales et le respect des riverains (bruit, stationnement spécifique, horaires…)
– une mise en valeur du centre ville : aujourd’hui la Ville parle de créer un « nouveau centre ville » sur le polygone scientifique. Mais il faut d’abord renforcer l’attractivité du centre ville existant ! Il faut aussi geler les projets d’extension des ZAC commerciales comme l’ont fait d’autres villes (cf. Brest) au profit d’un soutien aux pôles commerciaux de proximité.
– Eviter la spéculation sur les loyers commerciaux par une politique de prévision foncière et commerciale pour les années à venir : Nous ne voulons pas que les commerces de bouche ou de services de proximités soient systématiquement remplacés par des agences bancaires !

Il est urgent d’accompagner les nouveaux comportements des consommateurs qui plébiscitent les modes doux et la proximité.
Il n’est évidemment pas possible d’envisager une bonne politique commerciale sans les commerçants. Nous sommes persuadés que le commerce est le poumon d’une ville à taille humaine. C’est bien en tenant compte des réalités commerciales que l’on permettra à notre ville de rester vivante.

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