Quand économie rime avec autonomie

{{Les Verts proposent une politique de l’emploi écologique et solidaire dont l’axe directeur est le développement de l’autonomie de la personne, le droit à maîtriser ses cycles de vie associant diverses formes d’activité.}}

Aujourd’hui, la ville de Grenoble et la Métro n’échappent pas à la compétition entre territoires. Une politique de marketing urbain et de subventions publiques sans contreparties sociales et environnementales cherche à attirer des emplois qualifiés à forte valeur ajoutée. Ces hauts revenus devraient – selon nos édiles – permettre la création d’emplois moins qualifiés dans les services à la personne.

{{Cette politique économique est vaine et dangereuse !}}

Vaine car comme toutes les stratégies non coopératives, elle déshabille d’autres territoires pour habiller Grenoble (souvenons-nous des emplois rennais de ST délocalisés à Grenoble). Un jour prochain, Prague, Bucarest ou Bengalore accueillerons les emplois perdus dans le bassin grenoblois…

Vaine encore car cette politique feint d’ignorer les effets pervers d’une offre d’emploi déséquilibrée au profit des plus qualifiés : hausse des loyers, précarité des emplois induits de services à la personne.

Dangereuse car l’essaimage de pôles d’emplois qualifiés dans des zones dédiées crée ces flux quotidiens, ces embouteillages énergivores et polluants qui légitiment le projet aberrant de rocade nord.

Dangereuse enfin de part le modèle de réussite sociale qu’elle véhicule. Point de salut en dehors d’études longues, d’un investissement hors de proportion dans le travail. A l’heure où nous savons tous – élus grenoblois en tête – qu’il n’y aura pas assez d’emplois de ce type pour chacun de nos enfants, valoriser un tel modèle de développement, c’est accepter froidement de désespérer ceux qui n’y auront pas accès.

Les Verts de Grenoble veulent une politique économique qui redonne espoir à tous les habitants. Loin des imprécations sur la valeur travail et le dynamisme d’une agglo high-tech, nous proposons au niveau des collectivités territoriales, de structurer une réponse aux besoins sociétaux (services à la personne, revitalisation des quartiers) en articulant secteur public et tiers-secteur (associations, coopératives d’intérêt collectif…)

Plutôt que de spécialiser les quartiers de Grenoble (centre-ville commerçant, quartiers de logements, quartiers d’activités) au risque de multiplier les transports, nous voulons une véritable mixité (logements + commerces + services + entreprises) dans chaque quartier.

Cela nous permettra de développer un système productif favorable à l’environnement (réduction de notre empreinte écologique) et source d’espoir d’insertion sociale pour tous et partout. Concrètement :

– Energies renouvelables, traitement, recyclage et valorisation des déchets, … les éco-activités et plus généralement le passage d’une économie de la production à une “économie de la fonctionnalité”, constituent un gisement d’emplois porteur et utile.

– Pour que la création d’emplois soit rapide et massive, une volonté politique forte de développement des éco-activités doit s’affirmer, par la réglementation, par le soutien à la demande et par une politique de formation adaptée, pour répondre à la fois à l’urgence environnementale et à l’urgence sociale.

– Nous voulons conditionner les aides publiques et l’attribution des marchés publics à une évaluation sociale des entreprises sur la base d’un reporting social rénové, contrôlé et sanctionné, qui prenne en compte la sous-traitance, l’intérim et la politique d’achats.

– Les Verts proposent de lever les freins, entre autres financiers, à la création et au développement des entreprises du secteur de l’économie solidaire notamment les SCOP et les SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif, nouvelle forme d’entreprise coopérative qui permet d’associer autour du même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles, usagers, collectivités publiques, entreprises, associations, particuliers).

Cela passe par :

– des aides financières majorées pour la création d’entreprise en statut coopératif,
– un financement public de dispositifs d’accompagnement à la transmission des entreprises en statut coopératif
– un soutien aux coopératives d’activités et d’emploi pour permettre aux petits projets de démarrer leur activité dans un cadre collectif.

{{Nous ne sommes plus dans une société de plein-emploi depuis longtemps. Maintenir cette chimère contribue à désespérer nombre d’entre nous. Avec le rassemblement « Grenoble Ville ouVerte » nous souhaitons redonner espoir, redonner à chacun la possibilité d’exercer plusieurs activités (produire mais aussi aider et former les autres) pour garantir à tous l’insertion dans la collectivité.}}

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