Archives de : Thomas CUTUIL

  1. Les députés LREM pris en faute!

    Olivier Véran et Emilie Chalas tentent péniblement de se justifier dans Le Dauphiné Libéré du 24 avril suite à leur vote de la loi « asile et immigration » initiée par Gérard Collomb.

    Emilie Chalas dit ainsi qu’elle a voté un projet de loi équilibré, renforçant le droit d’asile. Or rien n’est plus faux ! Cette loi est la plus extrême jamais votée dans le domaine, et certaines mesures ont été saluées et votées par le FN, ravi de voir reprises certaines de ses propositions par En Marche. Les députés LREM ont doublé les délais de rétention, réduit la possibilité de recours des réfugiés, limitant leur droit à l’asile. Et ce alors que des enquêtes récentes ont montré que des réfugiés soudanais ont été torturés par les autorités soudanaises après leur expulsion par la France.

    Olivier Véran se félicite d’avoir contribué à « en finir avec le délit de solidarité ». C’est un mensonge. L’amendement adopté par LREM n’abroge pas le délit de solidarité. Il ne fait qu’étendre quelques exceptions votées en 2012. Ces exceptions n’ont en rien empêché la multiplication des poursuites contre des associatifs ou simples citoyens, qui ne font qu’avoir un geste d’humanité envers des personnes en difficulté. Elles n’ont pas non plus empêché la condamnation de Cédric Herrou, la justice ayant considéré qu’il tirait une « contrepartie immatérielle » de son geste d’humanité, parce qu’il avait fait savoir qu’il était opposé aux restrictions du droit d’asile.

    Thomas Cutuil, secrétaire EELV Grenoble, déclare: « Le vote de cette loi sera une tâche indélébile au bilan des députés Véran et Chalas. A cause de leur vote, des enfants continueront d’être placés en rétention, ce qui est inconcevable. Aucun mensonge de leur part ne nous fera oublier leur soutien à certaines mesures prônées par l’extrême droite, et leur soutien à un ministre qui reprend des expressions qui étaient autrefois l’apanage du FN »

    La dérive de Gérard Collomb, qui ne surprend pas ceux qui ont suivi la politique sécuritaire qu’il menait à Lyon, continue: le jour même du vote de cette loi, le ministre de l’intérieur cédait aux desiderata d’un groupuscule fascisant qui occupait le Col de l’Echelle, en annonçant des renforts policiers pour contrôler les frontières alpines.

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  2. Parkings relais à Grenoble: état des lieux!

    Éviter d’entasser les voitures dans le centre de Grenoble, tout en facilitant l’accès aux habitants de territoire peu ou mal desservis par les transports en commun…c’est l’objectif des parking-relais (P+R) situés aux entrées de la Métropole. Ils permettent de combiner trajet en voiture et trajet en transports en commun.
      
    2300 places sont disponibles, dont 600 qui ont été créées depuis 2014. Et le mouvement continue.
    Tarifs :  les P+R les plus éloignés du centre-ville de Grenoble sont d’accès libre. Les autres sont gratuits pour les utilisateurs des transports en commun : les abonnés TAG ou Transisère ou TER ne paient rien, et sinon un ticket TAG validé depuis moins d’une heure (achetable sur place) suffit pour ressortir du parking.
     
    Quelques exemples d’accès et les liaisons avec les lignes qui amènent rapidement au centre-ville de Grenoble :
     
    Venant du Grésivaudan : Meylan-La Revirée (Chrono C1) ou La Tronche-Grand Sablon (tram B) (fermé soir et dimanches) ou Gières-Plaine des Sports (trams B et C)
    Venant du Vercors par Engins : Sassenage-Jean Prévost (ligne 20 50 53 qui amènent au tram A) ;
    Venant du Vercors par Saint-Nizier : Seyssins-Le Prisme (tram C)
    Venant de Lyon, de Valence, du Voironnais : plusieurs parkings sur le trajet du tram E : Fontanil-Palluel, Saint-Egrève-Karben, Saint-Egreve San-Marino Barrage, Saint-Egrève-Gare mais aussi plus loin à Moirans à la gare SNCF.
    Venant de l’Oisans, du Trièves : Vif, Vizille, Pont-de-Claix (C2), Echirolles-Gare (C3).
    Venant du plateau de Brié-et-Angonnes : Tavernolles (lignes 65 67 puis C4), Eybens-le Verderet (ligne C4)
    L’ensemble des P+R et le plan du réseau de transports en commun sont disponibles sur le site de la TAG.
     
    L’appli Métromobilité lancée en 2015 permet depuis un mobile de connaître en direct le nombre de places disponibles dans les parkings P+R d’accès contrôlé par un titre de transport – ainsi que dans les principaux parkings en ouvrage du centre de Grenoble. 
    Le succès de ces parking-relais est indéniable, entraînant parfois un manque de places… C’est pour cela que beaucoup d’entre eux ont été agrandis ou ouverts depuis 2014, voir par exemple : 
     
     
    et le mouvement va continuer : ouverture d’un parking-relais à Sassenage en 2018, puis Montbonnot…
     
    En tout 1000 places supplémentaires vont être créées d’ici 2022.
     
    La politique menée à Grenoble ne se fait pas au détriment de ceux qui vivent loin de la ville et ne peuvent se passer de leur voiture, l’objectif est bien de proposer à tous les habitants de la zone urbaine une offre complète de P+R leur permettant de stationner à l’extérieur de la ville et d’y accéder simplement en transports en commun.
     
    Par ailleurs, le SMTC et GEG ont installé trois ombrières photovoltaiques sur les parkings relais de Gières plaine des sports, Seyssins le Prisme, et Vif La Vallone, qui produisent 900 MWh d’électricité renouvelable chaque année. Cette co-utilisation d’un espace jusque-là réservé aux voitures est exemplaire !

  3. Célébration des 50 ans des JO : les Jeux Olympiques rendus aux grenoblois•es

    Comme pour la garden party privée du 14 juillet devenue un grand pique-nique citoyen ou la cérémonie des vœux, la majorité municipale a souhaité transformer les grands moments de la vie grenobloise en évènements ouverts et gratuits. Les célébrations des 50 ans des Jeux de Grenoble n’échappent pas à la règle.

    Rapide retour sur les 40 ans des JO : du bling-bling pour une nouvelle candidature aux JO.

    Il y a 10 ans, nous célébrions les 40 ans des JO. Ces célébrations s’inscrivaient alors dans le cadre d’une nouvelle candidature de Grenoble pour 2018. Point d’orgue : les « Jeux de Neige » : 1,4M€ de budget, dont 400 000€ pour la seule Ville avec une épreuve de Coupe du Monde de ski de fond, et un évènement freestyle de ski et snowboard organisé place Verdun. La soirée finale, payante, avait coûté à la ville la bagatelle de 200 000€.

    Heureusement pour notre environnement et les finances de la ville, la candidature de  Grenoble n’a pas dépassé le stade des présélections françaises.

    Une mairie écolo qui fête les 50 ans des JO, c’est rendre leurs Jeux aux grenoblois•es

    Fêter les JO à Grenoble, dans le cadre d’une majorité écologiste et citoyenne, pourrait paraître un peu étrange tant les écologistes ont lutté contre de nouveaux JO à Grenoble. Pour le rendre possible, la mairie a posé quelques principes simples et forts :

    – Assumer et valoriser l’héritage des Jeux de 68, au-delà du mythe olympique

    Inutile de nier l’héritage des Jeux Olympiques, ils ont contribué à transformer la ville et ses alentours avec la construction de nombreux équipements. Ces transformations font partie de l’histoire et du patrimoine de Grenoble.


    Mais l’héritage des Jeux, ce ne sont pas que de grands équipements, les trois titres de Killy et une dette remboursée 27 ans après les Jeux. Ce sont les grenobloises et les grenoblois, qui ont construit ces infrastructures, qui ont été hôtesses, maçons, électriciens… Ce sont ces grenoblois qui ont été mis à l’honneur, à travers notamment une exposition photo et un numéro spécial du journal municipal.

    – Des évènements et des équipements ouverts: plus de 80 000 participants!

    Tous les évènements ont été gratuits et ouverts. Symbole de cela, le Palais des Sports a été remis en glace et ouvert gratuitement aux grenoblois•es pendant 15 jours. La fréquentation pour le patinage, pour la retransmission des épreuves 2018 comme pour les animations et concert gratuits à été un succès. Au total, 80 000 personnes sont venues au Palais des Sports.

    De même, tel un trait d’union entre passé et présent, 3 500 personnes ont accueilli les médaillés de Pyeongchang dans un Summum plein à craquer.

    Ainsi les grenoblois•es se sont, grâce aux choix effectués pour célébrer les 50 ans, réappropriés « leurs » Jeux. Cette valorisation des Jeux dans l’Histoire de Grenoble, c’est assumer que les Jeux font partie de l’Histoire de Grenoble, mais que la ville n’en organisera plus.

  4. Nature en ville: toujours plus d’arbres à Grenoble!

    Entre 2014 et 2017, le nombre d’arbres à Grenoble a augmenté de 1724 (différence entre 3345 plantations et 1621 coupes), et le solde a été positif chaque année (alors que sous le précédent mandat, Grenoble avait perdu 1800 arbres). En trois ans, l’action de nos élu•es a déjà compensé les coupes de tout un mandat Destot ! Et ce n’est qu’un début: l’objectif est d’avoir planté 15 000 arbres en 2030.

    De plus, la volonté de la ville est d’augmenter le nombre d’espèces, de les adapter aux changements climatiques, et de développer les plantations d’arbres fruitiers dans des vergers collectifs. 292 espèces étaient présentes en 2014 : aujourd’hui on en compte près de 500 différentes.

    Par ailleurs la végétalisation de la ville ne se limite pas seulement aux arbres : le dispositif « Jardinons nos rues », de nombreux projets de jardins partagés (le prochain devant être inauguré dans le quartier de l’Abbaye) ou de végétalisation de toits sont initiés ou soutenus par la municipalité.

    En détail: Les arbres en ville – entretien, coupes, remplacements : 

    Sécheresses, maladies, pollution, plantés dans trop peu de terre, chocs liés à des voitures parfois… de nombreux arbres sont régulièrement coupés par les services de la Ville ou de la Métro pour éviter qu’ils ne présentent un risque pour les passants en cas de forts vents ou chutes de neige. Plusieurs fois ces coupes ont été l’occasion pour certains opposants à la municipalité d’une exploitation politique… Si certains arbres sont parfois coupés pour permettre des aménagements de voirie ou des constructions, le plus souvent les coupes n’ont pas d’autre objectif que de maintenir des arbres en bonne santé et préserver la sécurité des habitants !

    Citons en particulier, parmi les coupes qui ont entraîné des polémiques bruyantes :

    – les arbres de la rue Victor Hugo (malades, on pouvait voir l’intérieur du tronc noirci après les coupes)

    – les prunus serrulata « cerisiers du Japon » devant la gare, côté ville (à noter que ce sont les nouveaux élus qui en 2014 ont fortement poussé pour que des arbres soient plantés sur le parvis initialement prévu pour être totalement minéral)

    – les arbres de la rue Lesdiguières coupés au printemps 2017 et replantés à l’automne dans des fosses plus larges, et à l’abri des voitures,

    – 13 arbres sur l’ouest de la rue Hébert cet automne (« ces arbres qui ne sont pas vieux dépérissent et les passants ont pu remarquer ceux qui avaient séché sur pied », selon le chef du service Espaces Verts)

    – un des grands platanes du cours de la Libération est atteint du chancre coloré : l’obligation légale est d’abattre tous les platanes dans un rayon de 35 mètres…ce qui sera fait bientôt.

     

    Il faut savoir que le plus souvent, les services replantent à la bonne saison (l’hiver). Rue Hébert, quelques jours après les coupes, les arbres étaient déjà replantés.

     

    Vous pouvez trouver plus d’informations :

    – un article de Gremag

    – le chef de services « Espace Verts » envoie régulièrement aux unions de quartiers un tableur indiquant la liste des travaux (coupe, élagagé, plantations) à venir, souvent accompagné d’un texte d’explication scientifique, aux accents souvent poétiques. L’Union de Quartier Île Verte le met en ligne.

    – l’information sur le site de la Métro concernant les coupes de platanes à venir

     

    Actu : mardi 27 février, dans le cadre de la révision du Plan Air Energie Climat métropolitain, une journée entière est consacrée à la sensibilisation aux enjeux du dérèglement climatique et la mise en lumière des nombreuses initiatives et actions engagées sur le territoire. Journée qui sera conclue par un spectacle grand public.

  5. Police de sécurité du quotidien: un choix politicien

    Le gouvernement a annoncé jeudi dernier que Grenoble ne ferait pas partie des villes expérimentant la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), malgré la demande conjointe des maires de Grenoble, Saint-Martin-d’Hères et Échirolles. La liste des villes indiquées semble refléter des choix souvent politiciens (Pau ou le 8ème arrondissement lyonnais ont-ils été choisis pour leur taux de délinquance bien plus important qu’à Grenoble ?). Et bien sûr les oppositions grenobloises ont accouru pour incriminer l’équipe municipale pour sa prétendue inaction dans le domaine.

     Voici quelques faits qui montrent que la municipalité grenobloise est active sur le sujet :
    l’effectif de la police municipale ramenée au nombre d’habitants est élevé (classement 14ème sur 50 en 2015 :  et désormais même, avec 115 policiers municipaux, 3ème des villes de plus de 150 000 habitants)
    – les élus (maire, 1ère adjointe, élus de secteurs, élus thématiques) sont depuis le début du mandat très présents dans les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD) qui permettent le dialogue et la coordination des actions entre police nationale, police municipale, justice, bailleurs sociaux, …
    – les polices nationales et municipales travaillent ensemble, dans le respect des différences de leurs missions.
    – la ville est très active dans les actions de prévention, de réinvestissement de l’espace public par le réinvestissement des places gangrenées par le trafic par les habitants (place Saint-Bruno avec la Dragonne qui a émergé grâce au Budget Participatif, place Edmond Arnaud, …), la collaboration avec les bailleurs (dispositif « Tranquillité résidentielle » porté par Actis), ..
    la légalisation de l’usage du cannabis, demande ancienne d’Europe Ecologie Les Verts régulièrement rappelée par Eric Piolle vise à faire diminuer fortement les trafics plutôt que de mobiliser d’énormes moyens policiers et judiciaires, en vain et sans effet notable sur le trafic et ses désagréments,
    Un des problèmes de fond est toujours le même : la police nationale avait perdu plus de 100 policiers sous Sarkozy. Les conséquences : moindre présence sur le terrain, fermeture du commissariat Saint-Bruno, ont été immédiates et ne sont évidemment pas effacées par les 30 policiers « rendus » sous Hollande.
     
    Quand au sujet de la vidéosurveillance de l’espace public : son efficacité très limitée par rapport aux coûts d’investissement et de fonctionnement est régulièrement démontrée localement et nationalement.
    Localement le rapport réalisé par la ville en septembre 2013 ne montre aucune amélioration flagrante au regard de l’investissement, ni en nombre de faits délictueux, ni en terme de sentiment d’insécurité ressenti. Et en 2015 durant l’incendie du Théâtre Prémol une caméra en fonctionnement pointait directement sur le lieu du délit et  était en état de marche. Les auteurs n’ont été ni freinés ni identifiés trois ans plus tard.
    Nationalement, on peut renvoyer à de nombreuses études qui montrent toute un impact très limité dans la baisse du nombre d’actes délictueux, une faible efficacité dans l’identification des auteurs. Tout au plus un report de la délinquance peut être noté.
    Citons par exemple  :
    – Une étude de la vidéosurveillance à Rennes, indiquant que seules 0.1% des enquêtes sont résolues par l’utilisation des caméras
    – Une tribune dans la Croix en 2016 indiquant que l’installation de vidéosurveillance n’a d’efficacité que politicienne
    Une étude de terrain dans une petite ville

  6. Protéger les piétons et les cyclistes: CVCM et Chronovélo sont des solutions! (Communiqué)

    Hier soir (mercredi 30 novembre 2017) dans une réunion organisée par l’Union de Quartier Championnet-Bonne-Condorcet-Hoche (CBCH), les habitants présents ont exprimé leur fatigue face à la présence excessive de la voiture en centre-ville de Grenoble. Le projet Coeur de Ville – Coeur de Métropole (CVCM) va avoir pour effet d’améliorer l’espace dévolu aux piétons et aux mobilités actives et collectives, réduisant de fait l’impact des déplacements automobiles en centre-ville.

    L’implication des habitants est essentielle à la réussite de ce projet, et Europe Ecologie Les Verts Grenoble se réjouit que cette demande de réduction de la place de la voiture se soit exprimée aussi nettement hier soir. Nous appelons l’Union de Quartier CBCH à s’en saisir, et à soutenir le travail réalisé dans les ateliers de concertation notamment concernant l’évolution de la rue Lakanal, ainsi qu’un projet ambitieux pour la place Championnet elle-même.

    Certains présents à cette réunion ont aussi fait part de leur agacement face à la présence de cyclistes sur les trottoirs. Les trottoirs sont réservés aux piétons, et nous saluons les efforts de sensibilisation et répression entrepris par la ville de Grenoble et la préfecture de l’Isère. Pour autant si certains cyclistes sont contraints d’emprunter les trottoirs à certains endroits, c’est en raison du risque induit par leur présence sur la chaussée au milieu des voitures, en l’absence d’infrastructures cyclables (la mort d’une cycliste place de l’Etoile cette semaine à Paris en est l’insupportable rappel). C’est aussi en raison de l’envahissement de ces infrastructures, quand elles existent, par des deux-roues motorisés (notamment les livreurs), et par le stationnement très gênant d’automobilistes rétifs à la sécurité des autres usagers de la route. Le cycliste et le piéton sont des usagers en position de faiblesse dans nos rues, et doivent être protégés.

    C’est pourquoi Europe Ecologie Les Verts Grenoble appelle à la réalisation, dans toute son ambition et au plus vite, du réseau Chronovélo qui, par la création d’axes structurants de 4m de largeur réservés aux vélos, assurera à la fois la sécurité des cyclistes et des piétons. C’est à l’aune de ce projet que l’exemplarité cyclable de la ville de Grenoble sera mesurée. Nous appelons aussi à la mise en oeuvre d’une grande campagne répressive à l’égard des motorisés qui ne respectent pas les bandes et pistes cyclables, les trottoirs, et les passages piétons.

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