Archives de : Thomas CUTUIL

  1. Réseau Chronovélo: une avancée majeure!

    réseau chronovélo
     « Pratiquer le vélo deviendra plus facile et sûr, dans le respect de tous les usagers de la rue : automobilistes, cyclistes et piétons. (…) Des « boulevards à vélos » seront mis en place, notamment sur les trajets Est-Ouest et Nord-Sud » était l’un des engagements de la liste « Une ville pour tous » en 2014.
     Dès 2015, un atelier regroupant des élus (majorité et opposition), des représentants des associations d’habitants, des citoyens tirés au sort, a fixé un premier schéma directeur des axes structurants vélo pour la Métropole.
     Ce sont les axes Chronovélo, qui permettent de relier de manière rapide et sûre les différentes zones densément peuplées du territoire.
    réseau chronovélo
     Après les premières expérimentations, les réalisations commencent début 2017 (la piste des Jeux Olympiques devenu Chronovelo 2) et se poursuivent depuis (Meylan, Presqu’Île, …). Bientôt, en lien avec le projet « Coeurs de Ville Coeurs de Métropole » l’axe Rey-Sembat-Liautey et le cours Lafontaine permettront de relier les axes en direction de Meylan, Presqu’Île, Saint-Egrève, Echirolles, …
     
     Sur le cours Lafontaine, où il y a quelques années les voitures passaient sur 2 voies à 50km/h, où actuellement une voie voiture est bordée de deux bandes cyclables non-protégées, quelques habitants prétendent que faire passer des vélos en site propre représenterait un danger (alors qu’ils circulent actuellement, dans les deux sens et sur la même largeur totale, sur des bandes cyclables non protégées des voitures) ! La présence de voitures au même endroit, à la même vitesse aujourd’hui, 10 fois plus lourdes qu’un vélo et le cycliste…ne les a jamais fait réagir.
     Et sous couvert de dénoncer un « manque de concertation », les unions de quartier de Grenoble veulent revenir sur ces réalisations en cours. Proposer d’autres scénarios. Et ainsi faire perdre des mois, des années avant la mise-à-disposition pour les cyclistes d’itinéraires structurants en site propre tant attendus, de ce réseau structurant pour l’ensemble des itinéraires cyclistes de la Métropole.
     
     Il est important d’être nombreux à la réunion organisée par le CLUQ à la Maison du Tourisme, le 4 décembre à 20h, pour demander la réalisation rapide de ce réseau Chronovélo. Nous avons tous à gagner à disposer d’axes structurants séparés des autres flux de circulation (piétons, voitures, TC).

  2. Au 17 novembre nous préférons le 8 décembre

    Au 17 novembre nous préférons le 8 décembre
    Un mouvement de protestation dont la cause principale est l’augmentation du prix de l’essence est annoncé cette semaine. Annoncé massif, il est relayé par la presse.

    Pour EELV Grenoble, ce mouvement se trompe de cible.
     Le prix de l’essence va connaître des fluctuations, peut baisser à nouveau, depuis des décennies les variations sont souvent rapides.
     Mais la tendance est à la hausse, de manière irréversible.  Et, pour le climat, c’est une bonne nouvelle. La Terre ne peut pas supporter un tel niveau de consommation en énergies fossiles émettrices de CO2.
     C’est la pauvreté, c’est la précarité qu’il faut combattre.
     C’est une société inégalitaire où des gens au chômage ou dans des emplois très précaires coexistent avec des gens très aisés et surchargés de travail qu’il faut faire évoluer. C’est le partage du travail, c’est le revenu universel qu’il faut envisager !
     La baisse du prix de l’essence, la baisse des taxes, ne changeront pas les problèmes de fond.
    Nous souhaitons dans cet article partager quelques éléments factuels, quelques chiffres, pour combattre les idées reçues :
     
     

    1) L’essence n’a jamais été aussi chère. Vraiment ?

    a) sur ces dernières années : 
     Les fluctuations du prix de l’essence sont rapides. Voici les prix INSEE moyens de ces 10 dernières années pour 1l de Sans plomb 95 sur les premiers semestres : 
    Prix de l'essence ces dernières années
     Pour le moment, les prix moyens sont encore (légèrement) plus bas qu’en 2012-2013.
    b) sur les dernières décennies.
     Comparer des prix en francs, en euros, avec l’inflation, n’est pas facile, mais on peut comparer le nombre de litres d’essence que l’on peut acheter avec une heure de travail au SMIC.
    Nombre de litres d'essences pouvant être achetés avec une heure de SMIC

    Nombre de litres d’essences pouvant être achetés avec une heure de SMIC

     Contrairement à une croyance répandue, un salarié au SMIC peut acheter deux fois plus d’essence aujourd’hui pour 1h de travail qu’avant les deux chocs pétroliers…et 1.5 fois plus que juste après ceux-ci.
     Depuis près de 30 ans, le nombre de litre varie entre 5.8 et 6.6 par heure de SMIC.

     

    2) Automobile, mobilité, revenus :

     Mathieu Chassignet a compilé et présenté de manières élégantes quelques chiffres instructifs, à partir d’enquêtes INSEE : https://twitter.com/M_Chassignet/status/1060157394846711808
     Citons quelques faits marquants :
    • l’éloignement domicile-travail augmente avec la richesse :
    D’environ 8km pour des revenus annuels inférieurs à 12000€, il augmente régulièrement pour dépasser les 16km au dessus de 36000€ annuels.
    éloignement domicile-travail en fonction du revenu
    • les moins riches utilisent moins la voiture :
    Part modale en fonction du revenu
     La part modale voiture de moins de 50% pour revenus annuels entre 0 et 12000€, de plus de 70% au delà de 36000€
     Et c’est pour les faibles revenus entre 9600€ et 12000€ pour lesquels la part modale du vélo est la plus importante !
     Et c’est pour les encore plus faibles revenus, inférieurs à 9600€, que la part modale des TC est la plus importante.
    •  les moins riches sont les moins mobiles :
    Mobilité en fonction du revenu
     sur l’ensemble des déplacements (pas seulement travail) la distance moyenne parcourue par semaine est de l’ordre de 100km sous 12000€/an, 200km au delà de 36000€.
    • le même effet se remarque quand on compte le nombre de voitures par foyer, le nombre de kilomètres total parcouru en voiture par foyer (2 fois plus élevés pour les plus aisés que pour les plus pauvres). 
     Et 40% des moins aisés ne sont pas motorisés, contre seulement 10% des plus aisés.
     Quand on favorise la voiture, on néglige 40% de la population qui a le plus besoin d’aide de la part de la collectivité.
     A Grenoble, dans la Métropole, c’est en améliorant les transports en commun que l’on pourra réduire les inégalités devant les déplacements.
    3) Mais j’ai BESOIN de ma voiture pour aller travailler !
     Oui, c’est le cas, et ce sera toujours le cas, pour un petit nombre de personnes. Horaires décalés, nombreux enfants ou personnes à mobilités réduite, zones très peu denses…
     Mais est-ce bien raisonnable que près des deux-tiers des déplacements quotidiens de moins de 3 kilomètres soient effectués en voiture ? La marche, la trotinette, le vélo sont parfaitement adaptés à ces distances, ne produisent pas de gaz à effet de serre, ne polluent pas… Plus de détail dans cet article de Libération.
    Part modale et distance domicile-travail

     

     

    4) Et si le problème, depuis le premier choc pétrolier, avait été de laisser les gens devenir de plus en plus dépendants à la voiture ?

     Olivier Razemon dans un article récent de son blog, rappelle que la dépendance à la voiture a fortement augmenté. Les pouvoirs publics ont construit des routes, des rocades, des parkings ; ont encouragé les déplacements lointains, la vie à la campagne et le travail à la ville ; ont favorisé l’implantation en périphérie des villes des zones industrielles, de zones commerciales, peu ou mal desservie par les transports en commun, peu accessibles à pied ou à vélo. 
     Ce sont les conséquences de cette logique suicidaire que notre société paie aujourd’hui.
    •  Que faire ?
    Nous soutenons la taxation carbone et le rééquilibrage entre les carburants (diesel/essence). Ce n’est qu’en touchant au portefeuille qu’on changera les comportements. Tout comme pour le prix du tabac, la désintoxication aux carburants fossiles (le moteur à bio-gaz est un moteur à explosion qui émet du CO2) passe par l’augmentation de leur prix. Ce sont les principales sources d’émission des gaz à effet de serre, mais aussi contributeurs important des pics de pollution aux particules fines responsable de la mort de 500000 morts par an en Europe, d’une centaine à Grenoble.
    Une fausse taxe écolo : bien que nous soyons d’accord avec cette taxation carbone, nous n’approuvons ni le label écologique que s’autoattribue le gouvernement, ni l’usage fait des recettes.
     Car seule une partie de ces recettes (autour de 20%) concourt au financement de la transition énergétique, le solde allant au budget général pour compenser les baisses de recettes liées à la suppression de l’ISF, ou à la continuation du CICE…
    Des mesures concrètes, rapides à mettre en œuvre sont nécessaires pour permettre aux citoyens toujours dependants de leur automobile de continuer à s’en servir. Mais le gouvernement doit passer la surmultipliée sur les solutions à proposer aux citoyens en utilisant les recettes ainsi dégagées : investissement dans le rail, dans les transports en commun – et non dans l’élargissement d’une autoroute -, baisse de la fiscalité sur les alternatives à l’autosolisme (TVA transport, prime à l’achat de véhicules propres, conversion des voitures classique au GPL, hybridation, covoiturage).
    Des manifestations pour une vraie demande de progrès écologiques : 
     le 23/11, en réponse au « Black Friday », initiative commerciale poussant à la consommation avant même le mois de décembre…participez au Climate Friday, à 17h Place Félix Poulat à Grenoble.
      Le 8 décembre, une nouvelle Marche pour le Climat sera organisée à Grenoble.

     

  3. Cantines: Grenoble récompensée par le prix des Cantines Rebelles

    Cantines bio : Quand parler de transition, rime avec le quotidien des bambins

    Manger bio et / ou local est un élément central pour Europe-Ecologie-les-Verts, attachée au principe de souveraineté alimentaire et de commerce équitable au nord comme au sud, à la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique, causés pour partie par des modes de production intensifs. Pollution et réchauffement climatique induisent en retour des effets sur la production et l’alimentation : sols moins fertiles, baisse de production, maladies, pollution de l’eau, menaces sur les ressources.

     Dans nos sociétés où l’industrie agroalimentaire a pris une part prépondérante, on a tendance à oublier qu’à l’origine de nos repas se trouvent bien des agriculteurs. 
    L’alimentation est un domaine vital, qui dépend du marché économique mondial, des politiques agricoles au niveau international, européen, national. Les villes ont un rôle à jouer puisqu’elles gèrent la restauration collective, passent des commandes publiques, soutiennent des filières (agricole, agroalimentaire), sensibilisent les citoyens.
     A Grenoble, c’est un axe fort, marqueur important dès 2014. Le 7 novembre, la Ville a obtenu la palme d’or du « prix de la cantine rebelle » remis par l’association « Un plus bio », composé de personnalités du monde de l’alimentation et de l’agriculture biologique. 

     
     Ce prix récompense Grenoble pour ses réalisations dans le domaine. Obtenir le premier prix dans la catégorie « Grandes Villes » n’est pas anodin pour nous : au-delà des discours, il s’agit d’agir, de montrer que cela est possible et c’est ce qui se passe à Grenoble.
     
    Grenoble c’est déjà :
    • Cantines scolaires
    • 50% de composantes bio et/ou locales
    • 1 à 2 recettes végétarienne par semaine 
    • Grâce à une tarification solidaire, 20% des élèves déjeunent pour moins de 70 centimes
    • Protocole :
    • boissons 100% bio et locales et aliments 80% bio
    • réduction de 50% des déchets/gaspillage
    • Self municipal :
    • 30% du budget alimentaire du self municipal pour produits bio et/ou locaux
    • 2 tonnes (>10%) de légumes frais sont produits dans les serres municipales
    • Crèches : 
    • 5 crèches sont livrées à vélo en produits bio et locaux
    • Solidarités :
    • coopération avec les cantines avec Ouagadougou
    • participation des enfants à la distribution des Paniers solidaires
     
     A l’heure où l’urgence n’est plus au discours mais à l’action, ce prix est la reconnaissance qu’il est possible de transformer ses pratiques, de bien se nourrir et que toutes et tous puissent y accéder et en premier lieu les enfants.
     
     Bien manger, n’est pas un privilège c’est un droit, et toute collectivité doit y répondre. A Grenoble, à Lille, à Grande-Synthe c’est le cas, faisons que ces actions soient étendues sur tout le territoire. Et prolongeons-les encore à Grenoble dans les années qui viennent !
     
     

     

  4. F(ai)tes de l’écologie: une belle journée pour changer le réel !

    Pendant que Les Républicains de l’Isère, en route vers le passé, désignent comme délégué pour Grenoble l’ancien maire corrompu, EELV Isère organisait dimanche à Grenoble une F(ai)tes de l’Ecologie résolument tournée vers l’avenir.
    Raymond Avrillier
    Dans la matinée, Raymond Avrillier est venu décrypter le système généralisé de corruption mis en place entre 1983 et 1995, et le combat mené par les citoyens et les écologistes pour en sortir. Il annonçait la mise-à-disposition de tous, et en particulier des grenoblois qui n’ont pas connu cette époque, de son ouvrage co-écrit avec Philippe Descamps, « le Système Carignon » : http://www.lesystemecarignon.fr/
    Ateliers f(ai)tes de l'ecologie
    L’après-midi des ateliers participatifs suivis d’une plénière « Après les appels, changer le réel » ont cherché à répondre aux demandes de la dizaine de milliers de manifestants qui, à Grenoble la veille, avaient participé à la Marche pour le Climat. Et à traiter de l’articulation entre l’engagement politique et l’engagement citoyens.
    Aurélien Barrau
    En fin d’après-midi, la salle était comble pour écouter le discours du physicien Aurélien Barrau qui a souligné l’absurdité des pouvoirs politiques à ne pas mettre la survie de notre espèce en priorité: « un être vivant ne peut pas se moquer du vivant, c’est un oxymore intellectuel ». Le maire de Grenoble Eric Piolle a conclu la journée, en appelant au rassemblement pour transformer une majorité d’idées dans la société en majorités de décision.
    Eric Piolle à la f(ai)tes de l'écologie
    Un grand merci à Corinne Morel Darleux, Roxane Lundy, Guillaume Gontard, Francie Mégevand, Jérémy Giono et Julien Bayou pour leur participation à cette plénière, et à Sortir du Nucléaire, le Cairn et Bicyclo Presto pour avoir présenté leurs activités pendant la journée!

  5. Les arbres et berges sont des atouts, EELV soutient l’alerte de la FRAPNA !

    Berges du drac

    Berges du drac (cc wikimedia)

    A l’heure où 250 000 citoyens ont signé l’appel « Nous voulons des coquelicots » en faveur de la biodiversité, Europe Ecologie Les Verts entend et soutient l’alerte de la FRAPNA concernant le projet de déboisement des berges du Drac et de l’Isère. Les arbres, outre le plaisir apporté par leur présence dans nos territoires minéraux, sont des outils de lutte contre la chaleur en ville et contre la pollution. De plus la forêt alluviale constitue une réserve de biodiversité et un corridor biologique dont nous ne pouvons nous passer.

    Concernant les travaux d’élargissement de l’A 480, si AREA s’est engagée à compenser la coupe des arbres, les lieux choisis sont situés hors du cœur de l’agglomération, et ne permettront pas de compenser réellement ce qu’offre aujourd’hui ce corridor écologique, véritable barrière contre la pollution de la population de notre Métropole. Nous lançons un appel à participer à l’enquête publique pour que des solutions alternatives soient trouvées, et qu’AREA change de position. Rappelons que ces arbres ne sont en danger que parce qu’il a été fait le choix anachronique de prévoir une vitesse maximale possible de 90km/h sur l’A480, quand 70km/h serait bien suffisant.

    Concernant les travaux sur la digue côté St Egrève, la Frapna propose une solution alternative, nous encourageons la Métropole à lancer une vraie réflexion sur les Berges du Drac et de l’Isère à horizon 2030 pour imaginer les solutions qui pourront être engagées afin de travailler à la préservation de ce poumon vert, et au delà à la possibilité de faire des Berges un axe important en matière de transition écologique et chérir ce bien commun qui est le nôtre et celui demain de nos enfants.

    Raser des arbres pour faire passer plus de voitures, un projet du passé, une attaque sur notre qualité de vie demain.

    EELV Grenoble
    EELV Néron-Cornillon

  6. Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité !

    Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité !

     

    Olivier Véran et Emilie Chalas se félicitaient il y a un mois d’avoir obtenu « la fin du délit de solidarité » dans le cadre de la loi scélérate « Asile et Immigration » portée par Gérard Collomb. Ils utilisaient cet assouplissement factice pour tenter de cacher cette tache indélébile dans leur bilan: une loi restreignant le droit d’asile, la plus extrême jamais votée, dont certaines mesures ont été saluées par le FN, portée par un ministre qui reprend les mots destructeurs de l’extrême droite.

    Ce matin le Conseil Constitutionnel met à bas cette tentative d’échapper à leurs responsabilités: Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité. Ils ont ignoré cette valeur fondamentale, socle de notre République, inscrite au fronton de tant de bâtiments publics.

    Malgré l’action d’Olivier Véran et d’Emilie Chalas, il ne sera plus possible de condamner des personnes comme Cédric Herrou pour avoir eu un geste d’humanité: aider celles et ceux qui en ont besoin. Les Grenobloises et Grenoblois peuvent être fiers que leur Ville soit au coeur de ce combat pour la Fraternité !

     

    Communiqué de presse EELV Grenoble

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