Archives de : Thomas CUTUIL

  1. F(ai)tes de l’écologie: une belle journée pour changer le réel !

    Pendant que Les Républicains de l’Isère, en route vers le passé, désignent comme délégué pour Grenoble l’ancien maire corrompu, EELV Isère organisait dimanche à Grenoble une F(ai)tes de l’Ecologie résolument tournée vers l’avenir.
    Raymond Avrillier
    Dans la matinée, Raymond Avrillier est venu décrypter le système généralisé de corruption mis en place entre 1983 et 1995, et le combat mené par les citoyens et les écologistes pour en sortir. Il annonçait la mise-à-disposition de tous, et en particulier des grenoblois qui n’ont pas connu cette époque, de son ouvrage co-écrit avec Philippe Descamps, « le Système Carignon » : http://www.lesystemecarignon.fr/
    Ateliers f(ai)tes de l'ecologie
    L’après-midi des ateliers participatifs suivis d’une plénière « Après les appels, changer le réel » ont cherché à répondre aux demandes de la dizaine de milliers de manifestants qui, à Grenoble la veille, avaient participé à la Marche pour le Climat. Et à traiter de l’articulation entre l’engagement politique et l’engagement citoyens.
    Aurélien Barrau
    En fin d’après-midi, la salle était comble pour écouter le discours du physicien Aurélien Barrau qui a souligné l’absurdité des pouvoirs politiques à ne pas mettre la survie de notre espèce en priorité: « un être vivant ne peut pas se moquer du vivant, c’est un oxymore intellectuel ». Le maire de Grenoble Eric Piolle a conclu la journée, en appelant au rassemblement pour transformer une majorité d’idées dans la société en majorités de décision.
    Eric Piolle à la f(ai)tes de l'écologie
    Un grand merci à Corinne Morel Darleux, Roxane Lundy, Guillaume Gontard, Francie Mégevand, Jérémy Giono et Julien Bayou pour leur participation à cette plénière, et à Sortir du Nucléaire, le Cairn et Bicyclo Presto pour avoir présenté leurs activités pendant la journée!

  2. Les arbres et berges sont des atouts, EELV soutient l’alerte de la FRAPNA !

    Berges du drac

    Berges du drac (cc wikimedia)

    A l’heure où 250 000 citoyens ont signé l’appel « Nous voulons des coquelicots » en faveur de la biodiversité, Europe Ecologie Les Verts entend et soutient l’alerte de la FRAPNA concernant le projet de déboisement des berges du Drac et de l’Isère. Les arbres, outre le plaisir apporté par leur présence dans nos territoires minéraux, sont des outils de lutte contre la chaleur en ville et contre la pollution. De plus la forêt alluviale constitue une réserve de biodiversité et un corridor biologique dont nous ne pouvons nous passer.

    Concernant les travaux d’élargissement de l’A 480, si AREA s’est engagée à compenser la coupe des arbres, les lieux choisis sont situés hors du cœur de l’agglomération, et ne permettront pas de compenser réellement ce qu’offre aujourd’hui ce corridor écologique, véritable barrière contre la pollution de la population de notre Métropole. Nous lançons un appel à participer à l’enquête publique pour que des solutions alternatives soient trouvées, et qu’AREA change de position. Rappelons que ces arbres ne sont en danger que parce qu’il a été fait le choix anachronique de prévoir une vitesse maximale possible de 90km/h sur l’A480, quand 70km/h serait bien suffisant.

    Concernant les travaux sur la digue côté St Egrève, la Frapna propose une solution alternative, nous encourageons la Métropole à lancer une vraie réflexion sur les Berges du Drac et de l’Isère à horizon 2030 pour imaginer les solutions qui pourront être engagées afin de travailler à la préservation de ce poumon vert, et au delà à la possibilité de faire des Berges un axe important en matière de transition écologique et chérir ce bien commun qui est le nôtre et celui demain de nos enfants.

    Raser des arbres pour faire passer plus de voitures, un projet du passé, une attaque sur notre qualité de vie demain.

    EELV Grenoble
    EELV Néron-Cornillon

  3. Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité !

    Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité !

     

    Olivier Véran et Emilie Chalas se félicitaient il y a un mois d’avoir obtenu « la fin du délit de solidarité » dans le cadre de la loi scélérate « Asile et Immigration » portée par Gérard Collomb. Ils utilisaient cet assouplissement factice pour tenter de cacher cette tache indélébile dans leur bilan: une loi restreignant le droit d’asile, la plus extrême jamais votée, dont certaines mesures ont été saluées par le FN, portée par un ministre qui reprend les mots destructeurs de l’extrême droite.

    Ce matin le Conseil Constitutionnel met à bas cette tentative d’échapper à leurs responsabilités: Olivier Véran et Emilie Chalas ont méconnu le principe de Fraternité. Ils ont ignoré cette valeur fondamentale, socle de notre République, inscrite au fronton de tant de bâtiments publics.

    Malgré l’action d’Olivier Véran et d’Emilie Chalas, il ne sera plus possible de condamner des personnes comme Cédric Herrou pour avoir eu un geste d’humanité: aider celles et ceux qui en ont besoin. Les Grenobloises et Grenoblois peuvent être fiers que leur Ville soit au coeur de ce combat pour la Fraternité !

     

    Communiqué de presse EELV Grenoble

  4. Les députés LREM pris en faute!

    Olivier Véran et Emilie Chalas tentent péniblement de se justifier dans Le Dauphiné Libéré du 24 avril suite à leur vote de la loi « asile et immigration » initiée par Gérard Collomb.

    Emilie Chalas dit ainsi qu’elle a voté un projet de loi équilibré, renforçant le droit d’asile. Or rien n’est plus faux ! Cette loi est la plus extrême jamais votée dans le domaine, et certaines mesures ont été saluées et votées par le FN, ravi de voir reprises certaines de ses propositions par En Marche. Les députés LREM ont doublé les délais de rétention, réduit la possibilité de recours des réfugiés, limitant leur droit à l’asile. Et ce alors que des enquêtes récentes ont montré que des réfugiés soudanais ont été torturés par les autorités soudanaises après leur expulsion par la France.

    Olivier Véran se félicite d’avoir contribué à « en finir avec le délit de solidarité ». C’est un mensonge. L’amendement adopté par LREM n’abroge pas le délit de solidarité. Il ne fait qu’étendre quelques exceptions votées en 2012. Ces exceptions n’ont en rien empêché la multiplication des poursuites contre des associatifs ou simples citoyens, qui ne font qu’avoir un geste d’humanité envers des personnes en difficulté. Elles n’ont pas non plus empêché la condamnation de Cédric Herrou, la justice ayant considéré qu’il tirait une « contrepartie immatérielle » de son geste d’humanité, parce qu’il avait fait savoir qu’il était opposé aux restrictions du droit d’asile.

    Thomas Cutuil, secrétaire EELV Grenoble, déclare: « Le vote de cette loi sera une tâche indélébile au bilan des députés Véran et Chalas. A cause de leur vote, des enfants continueront d’être placés en rétention, ce qui est inconcevable. Aucun mensonge de leur part ne nous fera oublier leur soutien à certaines mesures prônées par l’extrême droite, et leur soutien à un ministre qui reprend des expressions qui étaient autrefois l’apanage du FN »

    La dérive de Gérard Collomb, qui ne surprend pas ceux qui ont suivi la politique sécuritaire qu’il menait à Lyon, continue: le jour même du vote de cette loi, le ministre de l’intérieur cédait aux desiderata d’un groupuscule fascisant qui occupait le Col de l’Echelle, en annonçant des renforts policiers pour contrôler les frontières alpines.

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  5. Parkings relais à Grenoble: état des lieux!

    Éviter d’entasser les voitures dans le centre de Grenoble, tout en facilitant l’accès aux habitants de territoire peu ou mal desservis par les transports en commun…c’est l’objectif des parking-relais (P+R) situés aux entrées de la Métropole. Ils permettent de combiner trajet en voiture et trajet en transports en commun.
      
    2300 places sont disponibles, dont 600 qui ont été créées depuis 2014. Et le mouvement continue.
    Tarifs :  les P+R les plus éloignés du centre-ville de Grenoble sont d’accès libre. Les autres sont gratuits pour les utilisateurs des transports en commun : les abonnés TAG ou Transisère ou TER ne paient rien, et sinon un ticket TAG validé depuis moins d’une heure (achetable sur place) suffit pour ressortir du parking.
     
    Quelques exemples d’accès et les liaisons avec les lignes qui amènent rapidement au centre-ville de Grenoble :
     
    Venant du Grésivaudan : Meylan-La Revirée (Chrono C1) ou La Tronche-Grand Sablon (tram B) (fermé soir et dimanches) ou Gières-Plaine des Sports (trams B et C)
    Venant du Vercors par Engins : Sassenage-Jean Prévost (ligne 20 50 53 qui amènent au tram A) ;
    Venant du Vercors par Saint-Nizier : Seyssins-Le Prisme (tram C)
    Venant de Lyon, de Valence, du Voironnais : plusieurs parkings sur le trajet du tram E : Fontanil-Palluel, Saint-Egrève-Karben, Saint-Egreve San-Marino Barrage, Saint-Egrève-Gare mais aussi plus loin à Moirans à la gare SNCF.
    Venant de l’Oisans, du Trièves : Vif, Vizille, Pont-de-Claix (C2), Echirolles-Gare (C3).
    Venant du plateau de Brié-et-Angonnes : Tavernolles (lignes 65 67 puis C4), Eybens-le Verderet (ligne C4)
    L’ensemble des P+R et le plan du réseau de transports en commun sont disponibles sur le site de la TAG.
     
    L’appli Métromobilité lancée en 2015 permet depuis un mobile de connaître en direct le nombre de places disponibles dans les parkings P+R d’accès contrôlé par un titre de transport – ainsi que dans les principaux parkings en ouvrage du centre de Grenoble. 
    Le succès de ces parking-relais est indéniable, entraînant parfois un manque de places… C’est pour cela que beaucoup d’entre eux ont été agrandis ou ouverts depuis 2014, voir par exemple : 
     
     
    et le mouvement va continuer : ouverture d’un parking-relais à Sassenage en 2018, puis Montbonnot…
     
    En tout 1000 places supplémentaires vont être créées d’ici 2022.
     
    La politique menée à Grenoble ne se fait pas au détriment de ceux qui vivent loin de la ville et ne peuvent se passer de leur voiture, l’objectif est bien de proposer à tous les habitants de la zone urbaine une offre complète de P+R leur permettant de stationner à l’extérieur de la ville et d’y accéder simplement en transports en commun.
     
    Par ailleurs, le SMTC et GEG ont installé trois ombrières photovoltaiques sur les parkings relais de Gières plaine des sports, Seyssins le Prisme, et Vif La Vallone, qui produisent 900 MWh d’électricité renouvelable chaque année. Cette co-utilisation d’un espace jusque-là réservé aux voitures est exemplaire !

  6. Célébration des 50 ans des JO : les Jeux Olympiques rendus aux grenoblois•es

    Comme pour la garden party privée du 14 juillet devenue un grand pique-nique citoyen ou la cérémonie des vœux, la majorité municipale a souhaité transformer les grands moments de la vie grenobloise en évènements ouverts et gratuits. Les célébrations des 50 ans des Jeux de Grenoble n’échappent pas à la règle.

    Rapide retour sur les 40 ans des JO : du bling-bling pour une nouvelle candidature aux JO.

    Il y a 10 ans, nous célébrions les 40 ans des JO. Ces célébrations s’inscrivaient alors dans le cadre d’une nouvelle candidature de Grenoble pour 2018. Point d’orgue : les « Jeux de Neige » : 1,4M€ de budget, dont 400 000€ pour la seule Ville avec une épreuve de Coupe du Monde de ski de fond, et un évènement freestyle de ski et snowboard organisé place Verdun. La soirée finale, payante, avait coûté à la ville la bagatelle de 200 000€.

    Heureusement pour notre environnement et les finances de la ville, la candidature de  Grenoble n’a pas dépassé le stade des présélections françaises.

    Une mairie écolo qui fête les 50 ans des JO, c’est rendre leurs Jeux aux grenoblois•es

    Fêter les JO à Grenoble, dans le cadre d’une majorité écologiste et citoyenne, pourrait paraître un peu étrange tant les écologistes ont lutté contre de nouveaux JO à Grenoble. Pour le rendre possible, la mairie a posé quelques principes simples et forts :

    – Assumer et valoriser l’héritage des Jeux de 68, au-delà du mythe olympique

    Inutile de nier l’héritage des Jeux Olympiques, ils ont contribué à transformer la ville et ses alentours avec la construction de nombreux équipements. Ces transformations font partie de l’histoire et du patrimoine de Grenoble.


    Mais l’héritage des Jeux, ce ne sont pas que de grands équipements, les trois titres de Killy et une dette remboursée 27 ans après les Jeux. Ce sont les grenobloises et les grenoblois, qui ont construit ces infrastructures, qui ont été hôtesses, maçons, électriciens… Ce sont ces grenoblois qui ont été mis à l’honneur, à travers notamment une exposition photo et un numéro spécial du journal municipal.

    – Des évènements et des équipements ouverts: plus de 80 000 participants!

    Tous les évènements ont été gratuits et ouverts. Symbole de cela, le Palais des Sports a été remis en glace et ouvert gratuitement aux grenoblois•es pendant 15 jours. La fréquentation pour le patinage, pour la retransmission des épreuves 2018 comme pour les animations et concert gratuits à été un succès. Au total, 80 000 personnes sont venues au Palais des Sports.

    De même, tel un trait d’union entre passé et présent, 3 500 personnes ont accueilli les médaillés de Pyeongchang dans un Summum plein à craquer.

    Ainsi les grenoblois•es se sont, grâce aux choix effectués pour célébrer les 50 ans, réappropriés « leurs » Jeux. Cette valorisation des Jeux dans l’Histoire de Grenoble, c’est assumer que les Jeux font partie de l’Histoire de Grenoble, mais que la ville n’en organisera plus.

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