Pollution: faire mieux au prochain pic, et tout le reste de l’année !

Le pic de pollution dans le bassin grenoblois est donc terminé. Les particules n’ont pour autant pas toutes disparu, et il ne s’agit pas de les oublier… jusqu’au prochain pic.

Bravo à tous les acteurs qui ont mis en œuvre sans fléchir ce dispositif: la préfecture, le SMTC, le Pays Voironnais, et le Grésivaudan, mais aussi la Métropole grenobloise et le conseil départemental. Et surtout bravo aux habitants de la région grenobloise, qui ont modifié leur manière de se déplacer, même si le dispositif n’était encore qu’expérimental et non contraignant. Le décalage avec le mauvais jeu politicien de Laurent Wauquiez est flagrant, lui qui a refusé la gratuité des TER contre toute nécessité de santé publique.

Le dispositif peut toutefois être encore amélioré:

– Gratuité des TER au même moment que les autres transports en commun.
– Mise en place de contrôles renforcés pour améliorer le respect du dispositif.
– La signalisation sur la rocade sud et l’A480 gagnerait à être améliorée, notamment par la mise en œuvre d’une signalisation provisoire masquant ou remplaçant les panneaux « 110 » quand la limitation de vitesse est abaissée.
– Extension des parkings relais et des aires de covoiturage pour pouvoir absorber une fréquentation exceptionnelle.

Au-delà de la limitation de la pollution lors des pics, c’est bien la pollution de fond qu’il faut combattre. Des actions sont à mettre en place au niveau national, et les écologistes, avec leur candidat Yannick Jadot, proposent une sortie rapide du diesel. Mais il est possible d’agir localement. Ainsi les politiques favorisants les transports en commun et les modes doux doivent être développés. Il en va ainsi du projet Coeur de Ville / Coeur de Métropole, qui vise notamment à favoriser les déplacements cyclistes et piétons, mais aussi fiabiliser les parcours en transports en commun. Enfin la prime air-bois doit être mise en œuvre avec une action volontariste de la Métro, pour détecter les habitants concernés qui se chauffent au bois, et les accompagner dans l’amélioration de leur cheminée ou poêle, avec des démarches aussi simples que possible.

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